Maurice de Guérin (1810-1839)

Maurice de Guérin est le cadet de quatre enfants. Né au château du Cayla, il quitte sa maison natale à l’âge de 7 ans pour le petit séminaire de l’Esquile à Toulouse. En 1821 au collège Stanislas à Paris, il rencontre Jules Barbey d’Aurevilly. Après quelques cours de droit, il revient au Cayla en 1830 au moment de l’insurrection. En 1831, il participe au journal l’Avenir dirigé par Lamennais et à la Revue Européenne. Il connaît une passion pour la baronne de Maistre avec laquelle il entretient une correspondance amoureuse.

De retour au Cayla en 1832 lors de l’épidémie de choléra, il commence la rédaction du Cahier vert. Il suit l’enseignement de Lamennais à La chênaie en Bretagne. De retour à Paris en 1834, il publie des articles dans La France Catholique et s’initie à la vie parisienne avec Jules Barbey d’Aurevilly. En 1835, il écrit Les Pages sans Titre, premier essai de poésie en prose en guise d’ode posthume pour Marie de La Morvonnais et rédige ses poèmes en prose Le Centaure et La Bacchante. En 1837, il se livre à l’autodafé de ses œuvres dont il ne subsiste plus comme original que le Cahier Vert. Marié avec Caroline de Gervain en 1838, sa santé se dégrade et il revient mourir au Cayla en juillet 1839.

Le Centaure sera publié en 1840 par George Sand dans La Revue des Deux Mondes. Contemporain de Lamartine et de Hugo, il est l’un des initiateurs du poème en prose en langue française, difficilement classable dans une chapelle littéraire bien que son œuvre ouvre des questions d’ordre romantique.