Eugénie de Guérin (1805-1848)

Eugénie est l’auteur d’une correspondance abondante qu’elle adresse à des proches (notamment Louise de Bayne) et d’un journal intime qui comporte une douzaine de cahiers qu’elle destine à son frère. Le but de cette correspondance est de maintenir le lien avec un frère qu’elle a élevé à la mort de sa mère et dont elle sent la ferveur catholique chanceler. Si elle comprend son désir d’écriture, elle cherchera toujours à contester l’originalité de la création de Maurice de Guérin dont l’inspiration mythologique n’est pas en accord avec ses convictions. Elle refusera toute interprétation d’ordre romantique et s’opposera à Sand, d’Aurevilly, Sainte Beuve, pour la publication des œuvres complètes qui n’aura lieu qu’en 1860.

Ses écrits apportent un témoignage précieux sur les conditions de vie au Cayla, leur évolution et la mentalité de ses habitants.